Tout tourne. Les saisons se succèdent, le jour devient nuit, la joie se change en tristesse, la fortune en perte, la rencontre en séparation. Tu voudrais arrêter la roue, retenir ce que tu aimes, repousser ce que tu crains. Mais la roue ne t’écoute pas : elle tourne. Regarde la carte : un cercle de nuages mouvants. Rien ne s’y fixe, rien ne demeure. Chaque forme apparaît, disparaît, renaît autrement. La roue n’a pas besoin de moteur, elle est portée par le simple fait d’exister. Ainsi est ta vie : toujours en mouvement, toujours en métamorphose. Ce qui te semble stable n’est qu’une étape. Ce que tu crois figé n’est qu’un passage. Tu ne possèdes rien, tu ne perds rien. Tout se retourne, tout circule, tout revient autrement. Mais au centre de la roue, il y a le silence. Au cœur du mouvement, une immobilité. Là est le Tao : immuable dans l’instable, présent au milieu du passage. Si tu restes accroché à la périphérie, tu es ballotté sans fin. Si tu viens au centre, tu découvres la pa...