Regarde la carte : un cercle de nuages mouvants. Rien ne s’y fixe, rien ne demeure. Chaque forme apparaît, disparaît, renaît autrement. La roue n’a pas besoin de moteur, elle est portée par le simple fait d’exister.
Ainsi est ta vie : toujours en mouvement, toujours en métamorphose. Ce qui te semble stable n’est qu’une étape. Ce que tu crois figé n’est qu’un passage. Tu ne possèdes rien, tu ne perds rien. Tout se retourne, tout circule, tout revient autrement.
Mais au centre de la roue, il y a le silence. Au cœur du mouvement, une immobilité. Là est le Tao : immuable dans l’instable, présent au milieu du passage.
Si tu restes accroché à la périphérie, tu es ballotté sans fin. Si tu viens au centre, tu découvres la paix au milieu de la tempête. La roue tourne toujours, mais tu n’es plus emporté.
Ne maudis pas la roue. Elle est la danse même de la vie. Elle t’enseigne que rien n’est gagné ni perdu, rien n’est éternel ni brisé. Elle te rappelle : tout se retourne ; le Tao demeure.
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